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En quelques mots, c'est un blog participatif, où vous pouvez réagir, commenter, participer à nos réflexions. Vous pouvez aussi nous soumettre des textes pour publication : l'équipe du blog répondra à chaque demande.
Cordialement,
Emeric Brehier et toute l'équipe.


 


La section PS de Chelles a désormais son blog, venez y débattre en toute liberté ! Merci Ollivier !
Blog de la section socialiste de Chelles


 


Vendredi 19 décembre 2008



 

L’année 2008 s’achève sur une triste réalité : la crise d’abord financière est devenue une crise économique bien réelle touchant de plein fouet nos concitoyens. C’est donc désormais une crise sociale que traverse notre pays. La litanie des plans de licenciement est incessante et les journaux nous en dressent une liste, malheureusement, sans relâche. Mais les dégâts sont plus profonds encore. D’abord car nombre d’entreprises mettent leurs salariés au chômage technique avant les fêtes de fin d’année : c’est tout le tissu industriel de notre pays qui est ainsi touché, et plus particulièrement encore le secteur automobile.  Mais plus encore, et en Seine-et-Marne ce constat est cruellement d’actualité, ce sont bien les Très Petites Entreprises (TPE)  et les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui constituent pour une bonne part le substrat de notre tissu industriel, qui sont touchées de plein fouet. Mais ces réductions de personnels se font en quelque sorte sans bruits, sans ou presque accompagnement social. Sans bruits mais pas sans dégâts humains. 
 
Face à cette crise, on ne peut qu’être réservé devant les réponses apportées parle gouvernement. Ces réserves sont de plusieurs ordres.

 
D’abord, constatons que loin de participer à un plan de relance européen, elles sont purement hexagonales. Ainsi, le plan de relance dit européen présenté en grandes pompes par la Commission et le président en exercice de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, n’est que l’addition des plans nationaux. Relevons ensuite que les 26 milliards d’€ avancés par le président de la République ne sont en fait que le recyclage d’annonces précédentes. On peut ainsi estimer que ce plan de relance n’est en réalité – comparé au Budget primitif de 2008 – que de 4 à 5 milliards d’€ ! De plus, on ne peut malheureusement que relever qu’une grande partie des sommes sont mobilisées pour des investissements d’infrastructures dont l’hypothétique effet de relance n’interviendra au mieux qu’en 2010-2011.

 
De même, on peut regretter que cette mobilisation budgétaire ne concerne que peu des secteurs plus immédiatement « rentables » et surtout aurait due s’attacher à préparer l’avenir. Enfin, alors que chacun sait que l’une des origines de cette crise financière est le fruit de la politique de restriction salariale notamment aux Etats Unis, ce pan d’un réel plan de relance est totalement absent. Gageons d’ailleurs que le Gouvernement de François Fillon, d’ici à la fin du mois de janvier, proposera un nouveau plan de relance. Indéniablement, les choix opérés par la majorité présidentielle au début du mandat en faveur des plus aisés de nos concitoyens avec un paquet fiscal de près de 15 milliards d’€ ont grevé les finances publiques – et donc la capacité budgétaire à relancer une machine économique qui en a bien besoin.

 
Ainsi, loin du « travailler plus pour gagner plus » de la présidentielle, la réalité de la politique de Nicolas Sarkozy conduit à un « travailler moins pour gagner moins » ! Cette réalité, loin d’être le fruit de la seule crise financière et économique actuelle, est le résultat d’une politique économique injuste et inefficace menée depuis 18 mois !

Tout ceci conduit à une situation budgétaire inquiétante. Un budget qui dérape avec un déficit prévisionnel en 2009 de plus de 80 milliards d’€ et une charge de la dette de près de 45 milliards d’€. Excusez du peu !

 

Face à cette crise, le Parti socialiste n’a pas manqué d’avancer des propositions fortes au Parlement. Nous en avons déjà parlé sur ce site. Mais le 20 janvier, à l’issu d’un travail collectif et sérieux, le Parti socialiste entend aller plus en proposant un plan de relance  global venant compléter ces propositions précédentes avec un double souci : répondre aux nécessités de la crise en soutenant le pouvoir d’achat mais également l’investissement en l’avenir, tout en prenant garde à la dégradation des comptes publics depuis 2002.

 

Dans ce cadre, où toutes les énergies devraient être mobilisées pour lutter contre cette crise financière, économique et sociale, force est de constater que les opérations de diversion – pour autant touchant aux principes – se poursuivent : ainsi du projet de loi sur l’audiovisuel conduisant à la fin progressive de la publicité sur les antennes publiques, mais aussi à la modification de la procédure de nomination de leurs présidents. 

 
Tout ceci paraît bien trop précipité pour ne pas soulever des interrogations. Chacun le sait, la suppression des publicités sur les chaînes publiques n’est pas en soit une mesure blâmable.  Par contre, ce qui doit être combattu, c’est bien ce choix de diminuer les moyens des médias publics alors même que chacun sait qu’ils sont déjà insuffisants pour permettre à ces médias de mener à bien leurs missions. Et comment ne pas être abasourdi par le choix du gouvernement – devant le travail parlementaire mené avec efficacité et pugnacité par l’opposition – d’imposer au président de France Télévision – dont le mandat est par ailleurs en jeu – de faire supprimer les écrans publicitaires après 20h à partir du 5 janvier avant même que ce projet de Loi ne soit voté par les Assemblées. On ne peut d’ailleurs à cet égard manquer de s’interroger sur le calendrier de cette réforme au moment même où les principales chaînes privées sont confrontées à la montée en puissance des chaînes de la TNT, notamment sur le marché publicitaire !

 
Et que dire du second volet de ce projet de Loi qui prévoit la nomination directe des présidents de France Télévision et de Radio France par…le président de la République. Quel recul là encore par rapport aux avancées obtenues sous les gouvernements de gauche successifs ! L’ORTF ressusciterait-elle sous forme d’un ORTS ? On peut tout de même plus que légitimement s’inquiéter.

 

Quant au projet de Loi sur le travail du dimanche, on touche là à la fois à l’essentiel tout en frisant le ridicule. A l’essentiel car ce texte à son origine sous prétexte du volontariat laisse à croire que les salariés disposent d’une liberté de choix individuelle par rapport à leurs directions alors même que les entreprises mettant en œuvre des dérogations le dimanche le font dans le cadre de conventions  collectives. Mais surtout, il s’agit là de revenir sur une conquête sociale majeure imposant ce jour de repos hebdomadaire. D’ailleurs lorsque la question est posée à nos concitoyens, près de ¾ d’entre eux ne se déclarent pas prêts à travailler le dimanche. Des moments doivent en effet être consacrés à d’autres activités que le seul travail. Gageons que la bataille parlementaire menée avec efficacité pour l’opposition parlementaire se poursuivra au-delà des fêtes de fin d’année. Ridicule également car comment caractériser autrement l’entêtement du président de la République, in fine contraint par sa propre majorité parlementaire à revoir à la baisse son projet. Mesdames et Messieurs les député(e)s de l’UMP, encore un effort !

 
A cet égard, quelques semaines après la révision de la Constitution censée renforcer les pouvoirs du Parlement et singulièrement de l’opposition, on ne peut que s’émouvoir à tout le moins des projets de la majorité présidentielle restreignant fortement les possibilités pour l’opposition parlementaire de mener à bien sa mission de mise en accusation des projets du Gouvernement ! 
 
Dans ce contexte bien anxiogène pour nos concitoyens, la responsabilité des socialistes – de tous les socialistes – est essentielle. Au lendemain d’un Congrès long, confus, n’ayant à l’évidence pas tenu toutes ses promesses, le PS n’en dispose pas moins d’une Première secrétaire entourée d’une équipe profondément renouvelée. Le Congrès est bel et bien désormais derrière nous. C’est un parti en capacité de combattre et de proposer que les Français attendent. Relevons d’ailleurs que les élections partielles récentes montrent que nos concitoyens se servent encore du bulletin « PS » pour condamner l’action de l’UMP. C’est à nous socialistes de conforter ces choix dans les semaines et les mois à venir.

A cet égard, les prochaines élections européennes du 7 juin 2009 sont cruciales. D’abord pour faire en sorte qu’au Parlement européen émerge une majorité de gauche capable de remettre l’Union sur les rails de la justice sociale, d’un nouveau modèle de développement. Faire de notre Europe, une construction démocratique et politique nécessite de proposer à nos concitoyens un projet à la hauteur des enjeux et identique dans l’ensemble de nos 27 pays membres ! C’est chose faite, en partie, avec l’adoption du Manifeste du Parti Socialiste Européen. Il s’agit maintenant pour les socialistes européennes d’aller au devant de nos concitoyens. Très vite, les socialistes français, en Seine-et-Marne comme ailleurs, se remettront à la tâche pour la construction d’une Europe répondant aux défis de demain.

 

L’année 2009 sera donc particulièrement chargée. Souhaitons qu’en dépit des nuages sombres qui se sont accumulés depuis plusieurs semaines, quelques éclaircies apporteront des motifs de satisfaction à chacun de nos concitoyens. Espérons donc que cette année 2009 soit une année solidaire. 
 
Emeric Brehier

Par Emeric BREHIER - Publié dans : Social
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Mardi 21 octobre 2008

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



A nouveau une belle preuve du professionalisme et de la cohérence du gouvernement !

Madame Christine Boutin a été très faiblement soutenue par son propre camp UMP et apparentés : seuls treize élus de l'UMP ont voté pour le maintien de sa réforme (auxquels se sont ajoutés deux centristes, quatre non-inscrits et deux membres du RDSE) ; à l'inverse, 134 sénateurs UMP se sont exprimés en faveur de la suppression de la mesure prônée par Mme Boutin ...

Bonne lecture
L'équipe du blog



Logement : la modification de la loi sur la mixité sociale divise la majorité


Les sénateurs ont infligé un camouflet à la ministre du logement, Christine Boutin, et… à l'Elysée. Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre, ils ont supprimé un article du projet de loi "de mobilisation pour le logement" qui assimile temporairement à du logement social certaines habitations acquises par des ménages de condition modeste. Le vote a été remporté à une écrasante majorité : 314 voix pour, 21 contre. Des amendements de suppression avaient été présentés par le rapporteur de la commission des affaires économiques, Dominique Braye (UMP, Yvelines), ainsi que par les groupes socialiste, communiste, centriste et par cinq sénateurs UMP.

La suite de l'article sur le site de Le Monde


Par L'équipe du blog - Publié dans : Social
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Vendredi 11 juillet 2008



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

 
 
 
 
 
 
 





Réforme du temps de travail :

ce qui va changer concrètement pour les salariés

 

 

Le projet de loi réforme le régime du temps de travail des salariés sur les heures supplémentaires, les repos compensateurs et les forfaits (jours et heures). Au-delà, il remet en cause le rôle protecteur de la convention de branche, pour renvoyer les négociations sur le temps de travail au niveau de l’entreprise, niveau le moins favorable aux salariés. Il n’a strictement rien à voir avec les 35 heures, qui servent aujourd’hui de prétexte pour augmenter indéfiniment le temps de travail de tous les salariés.

 

  1. Dépassement des contingents d’heures supplémentaires et remise en cause des repos compensateurs

 

Il sera désormais possible d’augmenter le contingent annuel d’heures supplémentaires de chaque salarié au-delà de 220 heures (seuil aujourd’hui fixé par la loi), par simple accord d’entreprise représentant 30 % seulement des salariés, sans qu’il soit nécessaire d’obtenir l’accord de l’inspection du travail.

 

Mais surtout, le repos compensateur obligatoire en cas de dépassement du contingent d’heures supplémentaires va disparaître de la loi. L’accord d’entreprise sera libre de déterminer la contrepartie en repos, qui pourra être dérisoire. Le repos compensateur, institué sous la droite en 1976, qui est une mesure de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs, est rayé de la législation française.

 

  1. Généralisation des forfaits annuels en jours et en heures

 

- Les forfaits annuels en heures, qui permettent aux employeurs de ne pas payer en heures supplémentaires les heures effectuées au-delà de 35 heures hebdomadaires, ne seront plus réservés aux cadres, mais étendus à tous « les salariés qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps ». Cette formule vague pourra englober demain des millions de salariés, bien au-delà des seuls cadres.

Concrètement, un simple accord d’entreprise pourra à l’avenir contraindre des salariés, même non-cadres, à travailler jusqu’à 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives, soit à effectuer 417 heures supplémentaires, sans majoration ni repos compensateur.

 

- Les forfaits annuels en jours, réservés aux cadres et aux salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée, ne seront plus limités à 218 jours, mais à 235 jours. Et un simple accord d’entreprise pourra même porter ce nombre à 282 jours de travail sur l’année.

Concrètement, les cadres pourront se voir imposer demain de travailler 282 jours par an, soit tous les jours sauf les 52 dimanches, les cinq semaines de congés payés obligatoires et le 1er mai, avec une moyenne hebdomadaire de 80 heures, le tout sans aucune heure supplémentaire et aucun repos compensateur.

 

  1. Les salariés livrés au rapport de force dans l’entreprise

 

Ces dispositions sont renvoyées à la simple négociation d’entreprise, alors qu’ils relevaient hier, dans des conditions plus strictes, de la loi ou de la convention de branche. Ainsi, ces reculs sociaux vont devenir des outils de compétition entre entreprises, dont les salariés feront les frais. Comment refuser une suppression des repos compensateurs quand on travaille dans une entreprise de moins de dix salariés ? Comment s’opposer à un forfait de 282 jours de travail par an quand la direction menace de délocaliser ou de supprimer des emplois ? Ce texte institutionnalise la loi de la jungle.

 



Par Emeric BREHIER - Publié dans : Social
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Dimanche 15 juin 2008
 
 
 
 
 
 
 
 


On le sait, et certains indicateurs comme celui de la revue Marianne, le démontrent : il y a en réalité bien plus de chomeurs officieux que de chomeurs officiels.

Car ce n'est pas si facile d'être décompté comme chomeur officiel par l'INSEE, encore faut il ne pas travailler plus qu'une poignée de jours par mois, ne pas suivre des stages de formation et/ou de qualification, ne pas être radié tout simplement pour cause d'indemnités devenues nulles au fil du temps.

Et puis, en dehors de ces affaires de chiffres, nous constatons hélas une montée vertigineuse de la pauvreté et des précarités (intérim, temps partiel subi, des petits boulots payés à l'heure ...).
Dans ce cadre on serait tenté de dire une baisse du "chomage" oui, mais à quel prix ?
Guillaume Duval, de l'excellente revue Alternatives Economiques, apporte sa pierre à une saine réflexion sur les réalités du chomage ...

L'équipe du blog



Derrière le miracle de la baisse du chômage

 

Par Guillaume Duval , rédacteur en chef d'Alternatives économiques, auteur de « Sommes-nous des paresseux ? Et trente autres questions sur la France et les Français », aux éditions du Seuil

 

Le 5 juin dernier l'Insee publiait les chiffres officiels du chômage au 1er trimestre 2008. Ils faisaient apparaître une baisse sensible du nombre des chômeurs, descendu à 2 000 000 de personnes, ainsi que du taux de chômage, ramené à 7,2 %, pour la première fois depuis 1982. Cette (bonne) nouvelle a immédiatement donné lieu à un grand exercice d'autosatisfaction de la part du gouvernement : « grâce à l'accélération des réformes pour libérer le travail, moderniser le service public de l'emploi et soutenir la compétitivité des entreprises, l'économie française crée des emplois », s'est félicité Christine Lagarde, ministre de l'économie. Pourtant ce n'est pas, en réalité, le dynamisme des créations d'emplois qui explique cette baisse. Au contraire : sa véritable cause, la stagnation de la population active, a plutôt de quoi inquiéter si elle devait se confirmer au cours des prochains mois.

Les chiffres publiés par l'Insee ont surpris tous les observateurs. A commencer par l'Insee lui-même qui avait pronostiqué, dans sa note de conjoncture publiée en mars dernier, que le chômage cesserait de baisser cette année. De plus, le chiffre des créations d'emplois au premier trimestre 2008, publié également par l'Insee quelques semaines auparavant, avait été très mauvais : avec 39 000 emplois supplémentaires seulement dans le secteur concurrentiel on avait créé presque quatre fois moins d'emplois qu'au premier trimestre 2007. De son côté le nombre des chômeurs inscrits à l'ANPE faisait apparaître, une fois corrigé des variations saisonnières, l'inflexion prévue par l'Insee : avec 7700 chômeurs de plus au premier trimestre 2008 par rapport au dernier trimestre 2007, leur nombre augmentait de nouveau pour la première fois depuis 2005.

Au cours des dernières années les chiffres du chômage avaient donné lieu à de vives polémiques du fait que le nombre des chômeurs inscrit à l'ANPE baissait davantage que ceux recensés par l'Insee sur la base d'enquêtes réalisées directement auprès des français. D'où des accusations de manipulation à travers une politique de radiation agressive des chômeurs inscrits à l'ANPE. Au premier trimestre 2008, on s'est retrouvé dans la situation inverse : le chômage a baissé davantage selon l'Insee que ce qu'on pouvait attendre au vu de l'évolution des inscrits à l'ANPE. Or, il paraît peu probable, dans le contexte actuel, que l'agence soit brutalement devenue laxiste au premier trimestre 2008. Comment expliquer dès lors le miracle des bons chiffres de l'INSEE ? 

La réponse se trouve dans le détail des données publiées : entre le premier trimestre 2008 et le dernier trimestre 2007, ce qu'on appelle la population active, c'est-à-dire l'ensemble des gens qui ont un emploi ou en recherchent un, n'a augmenté, selon l'Institut statistique, que de 5 000 personnes en France, soit à un rythme annuel de 20 000 personnes. Alors que l'an dernier ce nombre avait augmenté de 122 000 personnes et plutôt de 200 000 personnes par an au cours des années antérieures. Il fallait donc créer au minimum autant d'emplois supplémentaires chaque année, pour commencer à faire baisser le chômage. Le départ en retraite des baby boomers explique bien sûr cette inflexion, mais son effet n'aurait pas dû être aussi important que ne le mesure l'Insee au premier trimestre. En effet, il aurait dû être compensé en partie par le fait que des gens, jusque là découragés de prendre un emploi, se remettent à tenter leur chance sur le marché du travail. Or cela ne s'est pas produit : à force de ne créer pour l'essentiel que des petits boulots mal payés et à temps très partiels dans les services aux personnes, les gens ont été manifestement découragés de chercher un emploi. Et du coup, l'Insee trouve qu'il y a moins de chômeurs. Il faut toujours prendre les évolutions mesurées sur un seul trimestre avec beaucoup de pincettes, mais si cette tendance devait perdurer, elle n'aurait rien de rassurant pour l'économie et la société française. Même si elle contribue à limiter le nombre des chômeurs officiellement reconnus comme tels...


Par Emeric BREHIER - Publié dans : Social
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Vendredi 16 mai 2008

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Bonjour,

Comme vous le savez certainement, le loueur de voitures UCAR vient de diffuser une publicité qui fait quelque bruit médiatique .

Son contenu provocant à l'extrême est le suivant : «Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent.» sous-titré «le droit à une voiture propre pour tous».

Par ce message tout à fait scandaleux, le loueur de voitures présent s'inviter dans la dernière ligne droite des débats sur les lois issues du Grenelle de l’environnement. L’association Emmaüs se dit «atterrée» par cette publicité qu’elle juge «choquante». Son délégué général, Patrick Dugois, insiste : «Emmaüs et d’autres associations travaillent depuis des années à changer le regard que l’on porte sur les pauvres.» Le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a dénoncé sur RTL «de l’humour pour les types qui n’ont pas d’idées». Il assure avoir été inondé d’appels téléphoniques de responsables d’associations jugeant la publicité d’une «vulgarité méprisable». Le conseil d’administration d’Emmaüs s’est réuni hier pour réagir à cette publicité et éventuellement en demander le retrait. De son côté, Jean-Claude Puerto Salavert, le PDG d’Ucar, affirme que c’est de l’humour un peu à la façon du «salaud de pauvre» de Coluche qui a précédé la création des Restos du Cœur. «J’assume la provocation mais si j’ai pu blesser, je m’en excuse», dit-il. Selon lui, «le sujet de fond c’est le Grenelle de l’environnement».

Je suis désolé pour monsieur Salavert mais je pense que le sujet de fond d'une publicité c'est de faire de la réclame pour tel produit de telle marque, ce n'est pas de débattre d'un sujet de société.

Je pense par ailleurs, à l'instar du fait qu'on ne peut sans doute pas rire de tout, que les publicités ne peuvent pas se moquer de tout et ou de servir de la pauvreté extrême d'une partie de la population pour faire connaître un produit ou une marque, pour faire du "buzz" médiatique autour d'une entreprise.

Je sais déja que je ne ferai pas appel aux services de cette entreprise si elle ne retire pas au plus vite cette publicité et publie dans la foulée des excuses publiques.

La mode en publicité ou ailleurs, ne devrait pas être de dénoncer ou de se moquer de telle ou telle partie de la population.

Permettez moi d'évoquer une citation d'Herman Melville en guise de réponse conclusive, citation que je juge essentielle, que je ressens au fond de mes tripes, chaque jour, chaque instant :

"De toutes les idées préconçues véhiculées par l'humanité aucune ne surpasse en ridicule les critiques émises sur les habitudes des pauvres par les bien-logés, les bien-chauffés et les bien-nourris."

Par Stéphane Baron - Publié dans : Social
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