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Cordialement,
Emeric Brehier et toute l'équipe.


 


La section PS de Chelles a désormais son blog, venez y débattre en toute liberté ! Merci Ollivier !
Blog de la section socialiste de Chelles


 


Mardi 15 septembre 2009

D’un côté, les élections locales se suivent et … se ressemblent. Ainsi, nos camarades ont-ils dimanche dernier, enlevé, après 26 ans, à la droite la Ville de Carcassonne, et ce largement. Cette nouvelle victoire venant ainsi confirmer les bons résultats de la gauche aux cantonales et municipales partielles. Plus encore, ils soulignent de manière assez nette que des résultats calamiteux du PS aux européennes de juin dernier, on doit se garder de tirer des conclusions hâtives. Loin d’être électoralement enfoncé, le PS parvient encore – lorsqu’il incarne une politique alternative et sait provoquer le rassemblement – à remporter de belles victoires et même à rééquilibrer les rapports de force au sein de la gauche. Cette réalité ne doit pas être oubliée à l’occasion des prochaines échéances régionales de mars 2010. Avec un programme politique construit, crédible, avec des listes de rassemblement et renouvelées – ce n’est jamais chose aisée à construire – le PS sait et saura convaincre. D’autres élections partielles nous attendent : législative dans les Yvelines, cantonale dans le Val d’Oise, municipales à Corbeil en Essonne, et à Brou-sur-Chantereine en Seine et marne. Nous devrons là aussi regarder ces résultats avec attention.

Paradoxaux ces résultats le sont d’évidence car si les victoires locales sont belles et nettes, elles ne peuvent que laisser un goût amer quant aux perspectives nationales. Celles-ci sont pour le moins incertaines. Les lendemains de la Rochelle promettaient de belles journées, espérance mise à mal par un ouvrage qui porte de soi-disantes révélations qui n’en sont pas. Nombre de responsables socialistes ont eu raison d’insister sur le fait que le questionnaire soumis aux militantes et militants socialistes le 1er octobre prochain devrait permettre au PS de faire un saut qualitatif dans maints domaines.

Sur les primaires, je n’y reviens pas. Avec Pierre Moscovici, cela fait longtemps déjà que pour ma part – sans méconnaître les questionnements qu’elles soulèvent et sans oublier le fait qu’elles ne sauraient constituer l’alpha et l’oméga de la rénovation du PS – j’y suis favorable. Sur le cumul des mandats, nul ne devrait s’offusquer des propositions avancées tant elles figurent dans nos textes de Congrès depuis des lustres. Bien sûr, si ces dispositions venaient à être adoptées – pas de cumul de mandat de parlementaire avec la présidence ou la participation à des Exécutifs locaux et limitation du nombre de mandats successifs de présidences d’Exécutifs locaux – elles bouleverseraient la vie et l’organisation du Parti, et nécessiteraient une préparation minutieuse et suivie. Surtout, elles devront s’accompagner d’un engagement clair en faveur d’un statut de l’élu. Evidemment, des leçons doivent être tirées du déroulement du Congrès de Reims afin de conférer au PS une stabilité majoritaire tout en donnant de nouveaux droits aux minorités. Assurément, les objectifs de parité, de renouvellement et de représentation de la société française dans ses diversités constitue un objectif à toujours parfaire, y compris au sein de notre organisation politique.

Tout ceci doit faire l’objet de débats et de préparation d’ici à une convention nationale en juin 2010. Mais, n’oublions pas que sur chacun de ces sujets, la gauche – et singulièrement le PS – a toujours été en pointe ! A qui doit-on les lois sur le financement des partis politiques ? Au PS ! A qui doit-on les lois sur la limitation du cumul de mandats ? Au PS ! A qui doit-on les lois sur la parité ? Au PS !

Voilà donc un week-end qui donne à voir tous les espoirs que peut encore porter le Parti socialiste. Loin de ne pas être en mesure d’incarner une alternative politique, le Parti socialiste le doit à nos concitoyens. Des premiers signes ont été donnés à l’occasion du dernier Conseil National. D’autres devront l’être, sur le fond, dans les prochaines semaines.

Par Emeric BREHIER - Publié dans : Démocratie et vie Institutionnelle
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Mercredi 26 août 2009


 


Bonjour,

à plusieurs reprises, sur ce blog, mais également en d'autres lieux, j'ai pris position pour l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation du candidat socialiste, ou mieux, de la gauche, pour la prochaine élection présidentielle.

Non pas que je considère cette procédure comme un talisman augurant inévitablement d'une victoire politique. Loin de là. 
 
Toutefois, force est de constater que cette modalité de désignation pourrait répondre à plusieurs objectifs : rénover le Parti socialiste et les organisations politiques à gauche, impliquer un dialogue idéologique et programmatique des forces de gauche, permettre l'expression des citoyens se reconnaissant dans les valeurs de la gauche, déclencher une dynamique électorale positive et ce dès le 1er tour.  
 
Je connais les réserves d'un certain nombre de mes camarades du Parti socialiste. Je peux même en partager un certain nombre, attaché que je suis à la vie de mon Parti. Toutefois, je suis aujourd'hui pus encore qu'hier persuadé que ces primaires peuvent être l'élément déclencheur d'un véritable renouveau de la vie démocratique à gauche dans notre pays. 
 
J'ajouterai que les enjeux de l'élection présidentielle sont d'une telle importance qu'aucune initiative aussi incertaine soit elle ne doit être laissée de côté. Car pour ma part, je ne me résout pas à un second mandat du président de la République actuel. Après avoir milité pour la pétition lancée par Pierre Moscovici sur le même sujet, je vous propose donc de signer et de faire signer cette pétition lancée par Terra Nova."

Emeric Bréhier



 

Appel citoyen pour une primaire populaire à gauche

 

 

Nous appelons à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants, afin que les citoyens de gauche et de progrès puissent choisir leur candidat à l’élection présidentielle.

 

La primaire est d’abord un élément de la refondation de la gauche.

 

Elle est une réponse à l’une des crises qui paralysent le parti socialiste et la gauche : la crise de leadership. Sept ans après son départ, la succession de Lionel Jospin n’est toujours pas assurée. Cette vacance au sommet a progressivement déstructuré la gauche et menacé son avenir. La primaire apporte une solution institutionnelle à une carence institutionnelle : l’absence de procédure adaptée pour désigner le leader.

 

En 2012, la gauche n’aura plus gagné l’élection présidentielle depuis vingt-quatre ans. Elle n’a fourni, sous la Ve République, qu’un seul président à la France, contre cinq pour les conservateurs. La primaire peut contribuer à sa reconquête. En associant des millions de citoyens – 4 millions en Italie pour Romano Prodi, 35 millions aux Etats-Unis pour Barack Obama – à sa désignation, elle offre au candidat une formidable dynamique électorale, militante, citoyenne.

 

Mais la primaire est avant tout porteuse d’un puissant élan de modernisation de notre vie démocratique nationale.

 

La démocratie actuelle permet aux citoyens de répondre à la question : « Qui sera élu ? ». La primaire permet un approfondissement démocratique en leur donnant la possibilité de répondre d’abord à la question : « Qui sera notre candidat ? ». Cette prise de pouvoir des citoyens sur le choix de leur représentant participe du nouvel âge démocratique qui s’annonce et d’une nouvelle construction de la légitimité politique.

 

La démocratisation engagée par la primaire ne s’arrête pas au choix du candidat à la présidentielle. Elle concerne aussi l’offre politique. Aujourd’hui, les projets sont décidés « en chambre ». Avec la primaire, le choix passe dans les mains des citoyens : ils y votent en effet, non seulement pour une personnalité, mais aussi pour la ligne politique qu’elle défend. A terme, le projet sera co-produit avec eux, dans le cadre de procédures de démocratie participative.

 

Au final, c’est la conception même des partis politiques que la primaire revisite. De boîtes noires, ils pourraient se transformer en moteurs d’une nouvelle révolution démocratique.

 

C’est pourquoi nous, citoyens de gauche, demandons au parti socialiste, ainsi qu’aux autres partis progressistes, d’adopter un système de primaire populaire pour désigner notre candidat à la présidentielle. Les propositions sont sur la table. Les modalités sont encore à discuter. Naturellement, le périmètre politique de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondements idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dès maintenant, sereinement, et non dans l’urgence pré-électorale.

 

Il en va de l’avenir de la gauche et de notre démocratie.

 

Par Emeric BREHIER - Publié dans : Démocratie et vie Institutionnelle
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Mardi 25 août 2009

Bonjour,

Pour cette fin d'été, on vous recommande la lecture d'une expression fort intéressante d'Henri Weber, député européen du Parti Socialiste.

Cette expression est également parue dans l'édition du 25/08/2009 de "Le Monde".

Amitiés socialistes,
L'équipe du blog






 

Socialisme : la troisième refondation, par Henri Weber


Les partis socialistes européens ont déjà connu deux refondations dans leur longue et tumultueuse histoire. La première a eu lieu dans les années 1920. En réaction à la révolution bolchevique de 1917, dont ils perçoivent les premiers la dynamique totalitaire, les principaux leaders de ces partis intègrent à leur doctrine l'apport du libéralisme politique : ils refusent de sacrifier la liberté à l'égalité, rejettent le recours à la violence comme moyen de conquérir et d'exercer le pouvoir, adhèrent aux principes de l'Etat de droit et de la démocratie parlementaire. Ils cessent d'être des partis révolutionnaires et s'assument comme grands partis démocratiques de réforme sociale.

 
Ceux qui - majoritaires en France - refusent ce premier aggiornamento quittent "la vieille maison" pour bâtir l'Internationale communiste.

 
La seconde refondation survient dans les années 1950-1960. Elle est symbolisée par le "Bad-Godesberg" du SPD allemand, mais ses prémices se trouvent dans les innovations de la social-démocratie scandinave d'avant guerre. Les socialistes rompent avec le dogme marxiste de la collectivisation des moyens de production et d'échange. Ils affirment que sous certaines conditions - une démocratie politique avancée, un salariat fortement organisé... -, les forces du marché peuvent agir au service du progrès social.

 
Ils se prononcent pour une économie de libre entreprise, régulée par l'action de l'Etat et des partenaires sociaux ; une économie mixte combinant un secteur privé marchand, un secteur public puissant et diversifié, un secteur d'économie sociale. Ils édifient partout l'Etat-providence, qui garantit les salariés contre tous les risques sociaux ; mettent en oeuvre des politiques keynésiennes de soutien à la consommation et à l'investissement ; développent et diversifient les services publics. Ils accroissent la redistribution des revenus au moyen d'une fiscalité souvent jugée "confiscatoire"... Ils deviennent des grands partis populaires de gouvernement, procédant aux réformes au moyen de la loi et des appareils d'Etat.

 
Quatre évolutions majeures sont survenues au cours des dernières décennies, qui ont rendu obsolètes les politiques, les méthodes d'action, les formes d'organisation de cette social-démocratie du deuxième âge et ont précipité sa crise : le capitalisme s'est mondialisé et financiarisé, le réchauffement climatique s'est accéléré et approche d'un seuil critique ; la société s'est fragmentée, sous l'impact d'une individualisation désormais désagrégatrice ; la "démocratie d'opinion" l'a emporté sur la "démocratie de représentation".

 
Ces mutations exigent une troisième refondation de la social-démocratie en même temps qu'elles en indiquent le contenu. Face à la mondialisation des marchés et des entreprises, les partis socialistes doivent agir eux-mêmes comme une force internationale (et d'abord européenne), capable d'élaborer et de conduire une stratégie politique transnationale. Ils doivent inventer un nouvel internationalisme, car aucun des grands défis auxquels l'humanité est confrontée n'a désormais de solution nationale. L'indispensable réponse socialiste à la crise économique, écologique, morale du capitalisme, en particulier, ne peut être mise en oeuvre qu'au niveau européen et mondial.

 
Or les partis socialistes sont devenus, au fil du temps, des partis essentiellement nationaux, défendant envers et contre tous des intérêts d'abord nationaux, fussent-ils ceux des salariés de leurs pays respectifs. Ils ont pratiqué en Europe des stratégies non coopératives, qui ont affaibli la construction de l'Union européenne et ont finalement échoué. Ces politiques du chacun pour soi rendent les PS impuissants face au capitalisme financier mondialisé.

 
L'adoption d'un programme social européen du PSE en décembre 2006 à Porto ; celle du "Manifesto" en décembre 2008, à Madrid, à l'occasion des élections européennes, sont des premiers pas - bien timides ! - pour mettre le socialisme au diapason de la mondialisation. D'autres doivent suivre.

 
Face à l'urgence écologique, les partis socialistes doivent réussir la synthèse entre la doctrine social-démocrate et l'apport de l'écologie politique, comme ils ont su réaliser, au XXe siècle, la synthèse entre le socialisme réformiste et le libéralisme politique et culturel. Ils doivent devenir des partis éco-socialistes, intégrant la défense de l'écosysteme et de la qualité de la vie dans toutes les parties de leur programme.

 
Les partis socialistes doivent enfin s'adapter aux nouvelles règles du jeu que leur impose le nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés : dans cette démocratie médiatique et sondagière, mais aussi individualiste et sceptique, la communication est partie intégrante de l'action, le rôle du leader est devenu primordial, les électeurs votent autant pour un programme que pour la personne qui l'incarne. C'est encore plus vrai en France, où la "démocratie d'opinion" est de surcroît une monarchie présidentielle.

 
Les partis socialistes doivent se doter de procédures permettant l'émergence de leaders modernes, définis autant par leur compétence que par leur rapport à l'opinion publique. Ils doivent se donner les moyens de maîtriser leur communication, au lieu d'être le jouet des médias ; exploiter les ressources d'Internet, sans céder à l'illusion que cliquer, c'est agir ; renouer leurs liens avec les syndicats, les associations, les intellectuels ; associer leurs sympathisants et leurs électeurs à l'élaboration de leurs propositions et au choix de leur candidat.

La social-démocratie européenne réussira-t-elle sa troisième refondation ? Toute son histoire témoigne de son aptitude à s'adapter aux nouvelles conditions historiques de son action, dans la fidélité à ses valeurs et à ses bases sociales. On ne voit pas pourquoi il en irait autrement aujourd'hui. D'autant que les solutions à la crise économique et écologique du capitalisme ne sont ni néolibérales ni d'extrême gauche mais social-démocrates.

 
Depuis dix ans, tous les partis socialistes européens sont à la recherche de nouvelles voies. L'échec de la "troisième voie" blairiste ne décourage pas, mais réoriente leurs efforts. Je crois qu'une fois encore ceux-ci seront couronnés de succès. "Je le crois parce que je l'espère", comme disait Léon Blum.

Par S Baron - Publié dans : Actualité Politique
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Dimanche 26 juillet 2009


5 idées pour des primaires en 2007 :

Tribune paru dans Libération

Par Emeric Bréhier, 1er secrétaire fédéral de Seine et Marne (Besoin de Gauche), élu local
Christophe Caresche, député, Pôle écologique
Olivier Ferrand, président de Terra Nova
Jean-Pierre Mignard, président de Désir d'Avenir
Arnaud Montebourg, député, Sécrétaire National du PS à la rénovation

Tribune-Emeric-Lib-.pdf Tribune-Emeric-Lib-.pdf
Par Emeric BREHIER - Publié dans : Démocratie et vie Institutionnelle
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Dimanche 14 juin 2009

Martine Aubry a donné 6 mois au Parti Socialiste pour assumer sa rénovation et sa clarification intellectuelle, sa rénovation et sa clarification organisationnelle. C'est un débat important pour l'avenir du Parti Socialiste et de toute la Gauche en général qu'il s'agit de mener à son terme.

Pour ma part, en dépit des obstacles et incertitudes qui demeurent encore,  j'y suis totalement favorable. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer pourquoi et je ne manquerai pas dans les prochains mois d'y revenir.

En attendant, si vous aussi vous êtes favorable à la mise en place de ces primaires ouvertes lancées par Pierre Moscovici, vous pouvez signer la pétition en suivant le lien: Primaires Ouvertes.


 

 

Par Emeric BREHIER
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